22.04.2012
POLITIQUE ET DEMAGOGIE : UN COUPLE INDISSOCIABLE?
S'il est un fait que nous avons découvert avec le Président Ouattara, c'est l'amour des chiffres, les symboles des chiffres.
Tenez, à peine arrivé en 1989 à la tête du Comité Interministériel de Stabilisation et de Relance Economique, il nous annonçait un premier bilan à 100 jours! Et il estimait la stabilisation possible en 1000 jours!
Dès 2008, date de son entrée en précampagne pour les élections Présidentielles qui finalement auront lieu en 2010, les ivoiriens savaient que son programme couterait 10 000 milliard de francs CFA.
Tous, sans être économiste, nous savions que le financement de ce programme reposait sur 4 piliers:
1) l'amélioration de la gestion des ressources de l'Etat pour 1/4
2) les retombées de notre éligibilité à l'initiative PPTE pour 1/4
3) le financement du secteur privé national ou non pour 1/4
4) l'aide internationale bilatérale ou multilatérale pour 1/4
Plus tard, après avoir effectué sa tournée dans le pays, ce programme sera réévalué à 15000 milliards. Le candidat Ouattara n'a eu aucun problème à nous dire qu'il est obligé de réévaluer le budget de son programme parce que la tournée avait permis d'identifier des problèmes que la centaine d'experts qui a sillonné le pays n'avait pas pris en compte.
5 universités, 5000 km de bitume, 15000 km de pistes renforcée, 60.000 classe, 1 million d'emplois jeunes.... Le programme est là, chiffré, précis et concret. Il est disponible et tous ceux qui s'étaient mis des œillères au non d'un tribalisme non assumé, peuvent se les enlever et juger plutôt que d'espérer une descente d'un "éternel des armées" qui se fait aussi rare qu'un serpent de mer.
Lors de sa grande interview à la RTI1, le 30 Mars, nous avons vu un Président harcelé par une Agnès Kraydi et un Brou Aka qui avaient tous les 2 mangé du lion, défendre son programme a mi-parcours: 2487 pompes villageoises, 44 borne fontaines (un internaute nous a appris que Koumassi en a reçu 2) 7 forages de HVA, des renouvellements de canalisations d'eaux dans des villes entières, 36 hôpitaux généraux réhabilités, 22 groupes électrogènes fournis au hôpitaux pour les blocs opératoires (si...si... Il y a eu des drames en pleine opération).
Des extensions de réseaux électriques avec des subventions de l'Etat pour permettre aux populations démunis de s'abonner, des réhabilitations d'établissements scolaires, sans compter la plus grosse distribution de tables-bancs de l'histoire de notre pays: près de 60.000 en une seule et même opération!
11:11 Publié dans EDITORIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alassane ouattara, soro jean, ouest de la cote d'ivoire, visite d'etat, relance economique
19.04.2012
ARTICLE DE VENANCE KONAN : NOTRE OUEST DE TOUS LES ESPOIRS
Le Chef de l'État entame, à partir de ce samedi, une tournée dans le grand ouest de notre pays.
Cette visite, programmée il y a quelques mois, avait dû être reportée parce que les réalisations demandées par le Chef de l'État en faveur des populations n'étaient pas encore prêtes. Le Président de la République ne voulait pas arriver dans cette région du pays, point de départ de ses futures visites dans la Côte d'Ivoire profonde, avec seulement des promesses.
Le Président Alassane Ouattara arrive, ce samedi, dans cet ouest meurtri qui a été le point d’orgue de toute la violence créée par ce que l’on a appelé la crise post-électorale. Une des questions que bon nombre d’analystes politiques se sont posées est de savoir pourquoi est-ce seulement dans cette région qu’il y a eu autant de violence, autant de morts.
Plusieurs ébauches de réponses peuvent être proposées. Il y avait la prolifération de milices dans cette région, sa proximité avec le Liberia où pullulent des milliers de personnes qui ont passé le plus clair de leur vie à tuer, piller et violer, des personnes sans aucune perspective dans la vie, et qui ne demandent qu’à se rendre là où des occasions de commettre de nouvelles exactions s’offrent à elles.
Mais l’une des raisons que l’on ne saurait occulter, est que c’est cette partie de notre pays qui cristallise tout ce qui a fait le lit de la longue crise que nous avons vécue pendant plus d’une décennie, à savoir les conflits fonciers et les difficultés de cohabitation entre populations dites autochtones et allogènes.
19:44 Publié dans CONTRIBUTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouest de la côte d'ivoire, chef de l'etat, alassane ouattara, reconciliation, cote d'ivoire
17.04.2012
ARTICLE DE LEMASSOU FOFANA : DIALOGUE REPUBLICAIN
Le 17 février 2012, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) élisait le Président Ouattara comme son président en exercice. Dès sa prise de fonction, le nouveau président de la CEDEAO a été confronté à deux grandes crises en l’occurrence au Mali et en Guinée Biseau. Concernant le premier cas, le Mali, il s’agissait de la remise en cause d’un long processus de démocratisation initié depuis 1991. Quant à la Guinée Biseau, l’on pourrait dire qu’il s’agit d’une « situation normale » car depuis pratiquement une trentaine d’année ce pays est devenu « le pancréas démocratique » de l’Afrique de l’Ouest ; aucun régime démocratiquement élu n’a pu mener à terme mon mandat.
La CEDEAO pouvait-elle accepter en plein 21e siècle la négation de ses principes fondateurs surtout que depuis 1990 avec la prolifération des guerres civiles dans l’espace CEDEAO (Liberia, Sierra Léone, Guinée Bissau...), elle a décidé de mettre en place un mécanisme de prévention des conflits(ECOMOG). En fait, il s’agissait de créer les conditions politiques d’une véritable intégration économique et sociale de l’Afrique de l’ouest. Ce mécanisme de paix est accompagné par d’autres organes, notamment la cour de justice de la communauté et la commission chargée de la mise en œuvre des décisions des chefs d’Etats et de gouvernement. Certes après ces interventions salutaires en sierra Leone, Liberia et en Guinée Bissau, la CEDEAO commençait à donner une impression d’impuissance face aux différents conflits, particulièrement lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Elle se contentait de suspendre « les Etats récalcitrants » de « l’ensemble de ses travaux ». C’est sans doute espérant une suspension des travaux de la CEDEAO sans véritable conséquence qu’une partie de l’armée malienne a tenté son aventure de mars 2012. La prompte réaction du président en exercice de la CEDEAO a eu pour conséquence le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Mali et l’amorce d’un dialogue entre les forces vives du Mali.
11:01 Publié dans CONTRIBUTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cedeao, crise malienne, crise post électorale en côte d'ivoire, afrique de l'ouest, mali, soro jean, lemassou fofana